Maintenant que cette loi est passée au parlement, il nous reste encore le conseil constitutionnel... Le PS a déposé un recours devant ce dernier à ce sujet. Dans leur saisine, les députés à l'origine de ce recours dénoncent notamment l'emploi de l'ordonnance pénale comme procédure judiciaire. Vous pouvez en lire l'essentiel sur ecrans.fr.
Qui sait? Avec un peu de chance ils réfuteront cette version 2 comme ils l'ont fait pour la première.
Sinon tant pis. Coupez votre Wifi et éteignez vos ordinateurs. Ce sera le seul moyen d'échapper à la condamnation.
Revenons au début. Nous sommes en 1977 et Roman Polansky alors aux Etats-Unis d'Amérique est accusé d'avoir une relation sexuelle forçée avec une mineure de 13 ans qu'il a eu préalable droguée. Déjà une relations sexuelle normale avec une mineure de 13 ans est un crime, lui fournir de la drogue aussi, alors la violer, on imagine. Il négocie avec le juge et enlève des chefs d'accusation de fournir de la drogue et de viol. Malgré tout, il fuit vers la France pour ne pas avoir à affronter la justice américaine. J'allais écrire "pour ne pas avoir à assumer ses actes", mais bon, je ne l'ai pas écrit. Ah zut, trop tard...
De cette histoire restera un mandant d'arrêt international contre Roman Polanski. Et 30 ans plus tard, c'est-à-dire dimanche dernier, il va en Suisse et se retrouve arrêté par les autorités locales...
Voilà tout ce que je sais de l'histoire.
Alors bon, c'est vrai qu'on est 30 ans plus tard et que tout cela apparait vieux et poussiéreux. Et puis on aime bien Roman Polanski, ses films et tout et tout. De là à ce que tout le monde aille le soutenir, il y a un peu de marge! Les artistes y vont, les politiques se déplacent, font des annonces, la France bouge!
Mais il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international quand-même! Comment est-ce qu'on peut le soutenir dans ces conditions? Il a drogué puis violée une gamine de 13 ans alors même qu'il en avait 44. Et il n'en a jamais payé le prix!!! Ca veut dire quoi? Un bon film efface un bon viol?
Et après, on a des citations. Par exemple, le consul de l'ambassade de Pologne à Berne qui nous dit "Il nous a fait savoir qu'il ne manquait de rien et qu'il était très bien traité. Cela ne signifie pas pour autant qu'il est heureux de son sort". Heureusement qu'il n'est pas heureux de son sort, il ne manquerait plus que ça. Qu'il aille pourrir au fond d'une geôle pour ce qu'il à fait bon sang!
L'ASCAP (organisation américaine de gestion des droits d'auteurs des compositeurs, auteurs et éditeurs de musique) vient de déposer un recours au gouvernement américain pour faire en sorte que Apple reverse des droits au même titre qu'une radio américaine reverse des droits lorsqu'elle diffuse une chanson. A lire ici, en anglais.
Il est bien évident que les ayants droits doivent récupérer une part raisonnable des profits générés par leurs oeuvres. Mais est-ce qu'on n'est pas en train de réinventer le marketing à l'envers? Ce court extrait de 30 secondes est distribué pour allécher le consommateur au produit... Est-ce que Audi touche de l'argent lorsqu'une pub sort dans un magazine avec une photo de leur voiture? Non, c'est plutôt eux qui payent!
Mais derrière ça, les artistes essayent sans doute de récupérer le dernier cent possible de la vente online. Attention toutefois à ne pas etouffer la poule aux oeufs d'or, ce serait dommage. Et s'ils considèrent insuffisant le pourcentage de revenu qui leur revient lors de la vente de produits en ligne, ça n'est pas vers Apple qu'il faut se tourner, mais plutôt vers les détenteurs des copyright, leurs maisons de disque.
Maintenant, tout cela se passe de l'autre côté de l'atlantique. Mais historiquement, toutes les "avancées" dans le domaine obtenues par les lobbies U.S. ont fini par débouler en Europe, bien souvent sous une forme encore pire que l'originale... Alors on se méfie. Bien qu'on n'y puisse rien.
Peut-être que la meilleure solution serait de laisser faire. Rendre la moitié des chansons payantes à la preview (quelques centimes) et voir leurs ventes s'effondrer. Peut-être que cela les ferait réfléchir et prendre conscience que ces extraits sont là pour les aider, pas pour les couler.
Un autre gros problème de cette loi, c'est qu'elle entend incriminer les internautes sur la base de leur adresse IP.
C'est quoi une adresse IP?
Une adresse IP (Internet Protocol) est un nombre qui identifie les ordinateurs sur un réseau TCP/IP, comme Internet. Chaque fois qu'un ordinateur se connecte à Internet, il annonce son adresse IP ou bien il s'en fait assigner une. C'est une adresse du genre 252.130.20.154. Chacun des quatre nombres est compris entre 0 et 255. C'est cette adresse qui permet d'identifier un ordinateur sur le réseau.
Une adresse IP marche un peu à la façon d'une plaque d'immatriculation pour une voiture. Sauf qu'il n'est pas illégal d'usurper l'adresse IP de quelqu'un d'autre. Cela ne changerait rien de toute façon puisque Internet est un réseau global et international...
Et donc?
En résultat, n'importe qui sur la planète peut décider de prendre mon adresse IP et partager des fichiers musicaux. Avec la loi Hadopi, c'est moi qui serait incriminé automatiquement!
On voit bien qu'avec la présomption de culpabilité, qui reviendra sous une forme un peu moins automatique, on est vite dans un problème de liberté fondamentale où n'importe qui peut faire inculper son voisin du moment que celui-ci n'a pas le moyens de prouver son innocence.
De notre côté, on trouve que c'est problématique, alors on condamne. Et non, on n'est pas forcément pour le piratage, c'est juste que cette façon d'essayer de l'endiguer est inefficace et liberticide.
Et que faisait ce brave homme là-bas? Il parlait de la suite à donner à la loi hadopi. Puisque cela ne suffit pas, autant en remettre une deuxième couche. Qu'importe que ce soit le matériau qui soit défectueux.
Je n'ai pas suivi Hadopi sur ce blog, et ce n'est pas parceque j'approuve. Hadopi est la matérialisation de ce que peut donner un législateur qui ne comprend pas ce sur quoi il légifère.
Alors c'est quoi le problème?
Pour ceux d'entre vous qui me lisent et qui et qui ne seraient pas aussi internetophile que moi, revenons sur ce qu'est Internet.
Internet est un réseau informatique. C'est un lien qui permet à tous les ordinateurs connectés de communiquer entre eux, de se parler. Sans un réseau, un ordinateur ne peut communiquer qu'à l'aide de son écran et de son clavier. Le réseau est aux ordinateurs ce que le langage est aux humains: un moyen de communiquer entre eux.
Partant de ce constat, comment peut-on empêcher un ordinateur de parler à un autre? Il faut lui enlever son moyen de communication, le couper d'Internet. C'est très facile.
Et commnent peut-on écouter ce qu'un ordinateur raconte à ses congénères? Il faut le mettre sur écoute. Il faut qu'une entité se place entre les deux ordinateurs et enregistre ce qu'ils se disent. Sauf que cette technique est déjà vieille comme l'Internet! Les ingénieurs ont donc déjà réfléchi à une parade, toute droite sortie de mon analogie avec le langage humain: si quelqu'un est à portée d'oreille lorsque vous voulez communiquer un message confidentiel à un tiers, vous pouvez communiquer par code. Les allemands utilisaient cela lors de la dernière guerre. C'était fastidieux et lent, mais avant que les anglais ne mettent la main sur une des machines, personne ne pouvait deviner ce qu'ils se disaient. Par contre, pour un ordinateur qui peut faire des calculs mathématiques rigoureux à toute vitesse, c'est enfantin.
Ainsi, lorsque vous payez par carte bleue sur Internet, vous n'allez plus sur un site en http: mais en https:le "s" veut simplement dire sécurisé. L'ordinateur ne sait pas si on l'écoute, mais par principe de précaution il encode toutes ses communications car il sait que le message à transmettre va devenir sensible.
À ce jour, personne ne peut décrypter ce genre de communication de façon utilisable. Évidemment, si on prenait tous les super ordinateurs du monde, on pourrait retrouver votre numéro de carte bleue en quelques années de calcul, mais ça n'est pas très utile en pratique pour intercepter les communications quotidiennes de millions d'internautes.
Et hadopi alors?
Hadopi dit simplement que c'est interdit de télécharger de la musique sans le consentement des détenteurs des droits d'auteurs. En d'autre termes, il est illégal de dire à son ordinateur de communiquer avec d'autres afin de transférer un fichier musical copyrighté.
Tout cela est bien beau, sauf quand on commence à se demander la façon dont on peut faire appliquer cette loi. Pour l'appliquer, il faut pouvoir faire des contrôles et donc mettre des PVs. Mais coder les communications de son ordinateurs avec un autre est tellement enfantin, que si tout le monde s'y met, jamais personne ne pourra savoir si mon ordinateur est en train de recevoir un mail, une recette de cuisine ou un fichier musical.
Comment faire pour contrôler dans ces conditions?
Rendre le codage illégal? Comment acheter sur internet dans ces conditions (n'importe qui pourrait intercepter vos codes CB, ou lire vos mails). Ce serait la mort de l'ecommerce. En plus, qu'est-ce que un codage? On peut facilement cacher un message codé dans un message qui apparaît comme non codé... Impratiquable donc, inapplicable ensuite.
La question apparaît insoluble. Elle l'est en effet. Quelle soit la technologie que vous employez, si je ne veux pas que vous compreniez ce que je raconte à ma femme, je pourrais toujours trouver un code qui rendra ma communication incompréhensible. Même si ça n'est pas utilisable en pratique par des humains, car nos facultés d'encoder un message sont très lentes, pour un ordinateur c'est enfantin.
Pourquoi cette loi alors? Personne ne se fera prendre!
Si, plein de gens se feront prendre. Tous les gens peu technophiles qui ne se méfient pas iront au pilori. Et les grandes maisons de disques accompagnés de nos hommes politiques nous diront "voyez, le téléchargement illégal recule, c'est bien la preuve que la loi marche!" alors qu'ils oublieront simplement de compter le million de personne qui se sont cachés et qu'ils n'ont plus les moyens de voir.
Pourquoi poussent-ils dans cette direction alors?
Parcequ'ils ont peur. Toutes les œuvres immatérielles (musique, vidéo, livres, ...) vont bientôt circuler librement et ils ne voient pas comment l'empêcher, l'endiguer.
L'information entre les individus a toujours circulé librement, sauf dans les régimes totalitaires. Cela n'est pas près de changer. Et les œuvres immatérielles sont finalement que de l'information. Ce qu'il y a qui change, c'est que Internet nous donne un moyen pratique qui manquait jusqu'alors pour faire passer cette information.
Alors finalement, si elle ne sert à rien, pourquoi attaquer Hadopi?
Parceque la loi est liberticide. Et qu'elle voulait instaurer un concept relativement effrayant: la présomption de culpabilité.
Certes, le conseil constitutionnel a coupé cette dernière partie, ouf! Mais quand on voit jusqu'où les legislateurs sont capables d'aller pour une loi inutile, on est en droit de craindre la version 2...
Ce commentaire est tout simplement édifiant. Ces machines à voter ne sont de tout évidence pas encore au point: Non-seulement elles auront fait perdre du temps à TOUS les électeurs, mais en plus le compte n'est pas bon au bout du compte, et rien ne permet de vérifier quoi que ce soit. En plus, elles n'ont pas permis à leurs bureau de vote de respecter la loi pour le déroulement de ce scrutin (nombre d'isoloirs insuffisant, procédure "accélérée", etc...)
Et quand-bien même elles seraient au point, est-il pertinent d'enlever aux assesseurs leur responsabilité afin de les confier à une société privée, qui ne permet aucun contrôle ni aucune vérification. La question est ouverte, mais vous vous en doutez bien, j'ai déjà mon idée dessus.
La sécurité informatique est un sujet plus que sérieux et RIEN ne prouve que ces machines n'aient pas été programmées à l'avance pour truquer les résultats de Dimanche. Rien ni personne ne peut même en avoir une quelconque idée, à part ses constructeurs, et tout ceux qui l'ont eue entre les mains entre temps.
Rien de devrait remplacer un bulletin papier. A mon sens, informatiser le vote n'est pas stupide en soi, mais pas de cette façon.
Une des façons possibles serait d'avoir un ordinateur dans l'isoloir qui vous imprime un bulletin. Ainsi, le votant peut vérifier ce qui est écrit sur le bulletin. En outre, une bonne économie de papier peut aussi être réalisée ainsi. Ensuite, lors du dépouillement, rien n'empêche d'avoir un ordinateur qui compte les voix. Un ou plusieurs assesseurs ouvrent les bulletins, les lisent à voix haute puis les glisse dans l'ordinateur, qui affiche son décompte sur un écran géant ou d'autres assesseurs peuvent vérifier que c'est bien le nom cité qui a été incrémenté d'un vote.
C'est - à mon avis - la meilleure façon de procéder aujourd'hui pour informatiser les bureaux de vote. Economie de papier et de temps pour les décompte sont au rendez-vous ainsi que transparence et possibilité de revenir au mode manuel si besoin s'en faisait sentir (panne de la machine à voter notamment).
Alors, un peu plus tard on apprend qu'il roulait tranquillement et après avoir vaguement regardé qu'il n'y avait personne, il passe. Un peu plus loin, des flics sont en embuscade, l'arrêtent, et lui collent une prune de 90€. Et Philippe de se plaindre: "Enfin, je n'étais dangereux pour personne (car en vélo ndlr) et je ne mettais que ma vie en danger. J'ai cru que c'était une blague!". Quelques mois plus tard, il reçoit une relance: 375€.
Alors j'ai un petit message pour M. Vandel:
- Quand un policier te verbalise, c'est rarement "une blague".
- Si tu avais payé ton amende, tu aurais économisé 285€. Pour ces euros, tu ne peux blâmer que ton incivisme à ne pas vouloir payer.
- Griller un feu est dangereux, et pas seulement que pour toi. En voilà quelques illustrations:
- Un motard lancé (même à petite vitesse) peut être déséquilibré par le choc. C'est dangereux.
- Un piéton peut être facilement blessé par un vélo. D'autant plus si c'est une maman portant un nourrisson par exemple.
- N'importe quel véhicule (auto ou moto) qui te verrait au dernier moment peut être amené à faire une embardée "sauvage" pour t'éviter. Cela peut coûter des vies (renverser un piéton qui est sur le trottoir, etc...)
- Dans le cas le pire, si un automobiliste te renverse et te tue, il se retrouvera quand même accusé d'homicide involontaire.
Mais bon, il faut bien se rendre à l'évidence que blâmer un corps d'état pour ses propres conneries est quand-même moralement plus sympa que d'essayer de se rendre compte qu'on a pu en effet être dangereux. Ca va bien dans l'air du temps.
La démocratie n'est pas gouvernée par le peuple pour le peuple, mais bel et bien pas ceux qui ont le plus de pognon: Les grandes compagnies. Le capitalisme à pris le pas sur la démocratie.
On le savait déjà, bien entendu. Aujourd'hui n'en est qu'un triste rappel.
Je trouve le débat stupide, et je pense que le système actuel possède des qualités indéniables. Ses défauts sont tout aussi indéniables.
Le principe du juge d'instruction (c'est un juge, par définition indépendant, qui instruit) est trés intelligent. Le système anglo-saxon est effectivement biaisé dans un sens qui tend à favoriser les plus riches. Le problème en France c'est que le Juge à trop de pouvoir et trop à faire.
Ce qui ne fonctionne pas bien en France c'est que ce juge remplit trois fonctions distinctes: Celle de juge, celle d'instructeur à charge et celle d'instructeur à décharge. C'est là, à mon avis, que le bât blesse.
Car l'instructeur sera forcément biaisé, au terme de son instruction. Comment dans ce cas prétendre être un juge impartial? Comment aussi donner deux tâches contradictoires à une seule personne? Cela paraît difficile, et c'est dans bien des cas mal fait.
Non, il faut réformer, cela ne fait aucun doute. Cela fait longtemps qu'on le sait, mais seul un fiasco de l'envergure du procès d'Outreau aura fait réagir nos dirigeants (et notre justice). C'est fort dommage.
Pour moi, le bon système (ie: Un système regroupant les avantages des systèmes Français et Anglo-Saxon) serait un système où le juge ne participe pas à l'instruction. Le juge doit juger des faits, pas les rechercher et s'impliquier dans la procédure, un peu à la façon d'un jury. Il doit rester neutre et indépendant.
Deux parties indépendantes doivent mener deux instructions différentes afin d'en arriver à deux visions biaisées: La charge et la décharge. Le juge pourra enfin prendre une décision informée etayée par des éléments qui seront ressortis de deux enquêtes différentes.
Evidemment, il n'y a pas de système parfait. La justice est faite par des hommes, elle est donc faillible. Le but est de mettre en place une organisation ou les erreurs seraient plus difficiles à ressortir, tout en conservant l'indépendance de l'instruction.
Les producteurs, de leur côté, ont bien fait la gueule à l'assemblée (le 23 décembre) lorsqu'ils ont failli perdre la partie. D'un autre côté, les Français qui savent ce qu'il en est, ont peur de voir leur droit à la copie privée oblitéré.
Les effets de bord
Restons censé, et disons - une fois de plus - pourquoi le droit à la copie privée va être impacté. Prenons pour exemple le DVD, support numérique doté d'un système de protection contre la copie. Il est le fier représentant de ce que les producteurs veulent nous fournir pour tout média numérique à l'avenir.
Il n'est pas illégal de copier un DVD pour son usage privé (une copie pour la voiture par exemple, mais aussi une copie pour votre petite soeur ou votre papa). Demain, le copier ne sera toujours pas interdit, mais tous les outils pour effectuer cette copie seront eux devenue illégaux. Vous voyez la subtilité. Le but (du côté des producteurs) étant d'interdire la copie. Ainsi, les pirates ne pourront plus faire des copies illicites!
Petit effet de bord, plus personne ne pourra faire de copie non-plus. Mais ça, ils s'en foutent. Ca les arrange même un peu.
La concurrence
Quelques labels indépendants (lisez: Qui n'ont pas d'artistes au top 50) tentent eux d'utiliser cette stupidité de la machine rouillée des "majors" (les plus grands labels). Ils fournissent des albums bien moins cher, online, sans protection. Et tant-pis. Avantage: Vous pouvez lire votre musique sur tout appareil. Tous. Chose que les majors sont loin d'obtenir, et ils vont vers plus de fermeture.
Mais ces labels sont petits, et donc inconnus. Ils ont peu de moyens.
Les DVD et le zonage
Un petit parallèle (puisqu'on parle du DVD) avec les fameuses "zones". Face à une mondialisation inéluctable, les producteurs de films Hollywoodiens n'ont su s'adapter. Ils sortent toujours la majorité des films avec plusieurs mois d'avance aux Etats-Unis qu'en France.
Plutôt que d'essayer de trouver un moyen de jouer la carte du mondialisme à leur avantage, ils ont préféré essayer d'imposer leur vieille méthode stupide par la technologie et par la loi.
Pourquoi?
Un tel manque de clairvoyance ne peux qu'émaner d'une situation de monopole où l'on ne se pose plus la question du bien-être de ses clients, mais on essaye par tous les moyens de sauver les meubles. C'est la défensive.
Tout le monde sait qu'on ne peut gagner une guerre (ou un match) en jouant uniquement sur la défensive. C'est l'offensive qui fait l'innovation et la diversité.
Ford nous l'a prouvé par le passé en battant le cartel des constructeurs d'automobiles Américains, prêts alors à tout pour empêcher Ford d'accéder à leur marché.
Les majors Hollywoodiennes se mettent aujourd'hui en position de nous le prouver une fois encore.
L'avenir?
Je n'ai pas peur de l'avenir lointain. Je suis persuadé que personne - aussi puissant soit-il - ne peut maintenir une telle stupidité, même avec tout le lobbying du monde. C'est voué à tomber un jour. Mais les majors ont les reins assez solide pour faire durer la farce assez longtemps.
Arrêtons-les avant qu'elle commence.
Petit rappel: Une mère de famille Marocaine - mariée et mère de deux enfants nés sur le sol Français - était en passe de se faire expulser vers son pays d'origine car illégale en France. Un peu dur, alors qu'elle avait déjà fait plusieurs demande de Visa, toutes rejetées. Et son Mari est en règle.
C'est terrible que cette femme se soit fait menacer d'expulsion. D'autre part, sans papiers elle n'avait légalement pas le droit de résider en France.
Cela prouve tout simplement que le système n'est pas aussi gangrené qu'on pourrait le croire, et en le secouant un peu on arrive à lui faire retrouver la raison.
Mais le plus beau c'est la fin: Les enseignants du groupe scolaire où étaient scolarisés ses enfants s'apprêtaient à faire grève. Maintenant que la situation se décante et que la mère de famille peut rester en France, eh bien... Ils ont décidé de maintenir la grève!!!
On peut supposer qu'ils avaient prévu des activités pour aujourd'hui, et que ce soudain revirement de situation les a surpris... Bien sûr, ça n'est qu'une supposition ![]()
Mais la ligne D est-elle guérie pour autant? Bien sûr que non. Dès que l'ombre d'une grêve pointe son nez, la ligne D du RER saute en premier. Des fois même la veille de la grêve on a déjà des problèmes.
Et les journaux de crier à la «discrimination» quand un employeur déclare préférer des employés qui ne dépendent pas du RER D. C'est quand-même la moindre des choses.
Entre un employé qualifié et un employé non-qualifié, un employeur prendra souvent l'employé qualifié. Y a-t'il pour autant discrimination des gens non-qualifiés? Certes oui. Faut-il la condamner? Pas sûr...
Les gens qui doivent prendre le RER D tous les jours pour arriver au travail sont à peu prés garantis d'arriver en retard entre 20 et 50 jours par an. C'est un fait. Pourquoi un employeur éventuel prendrait-il ce risque?
- Les 'majors' (les plus grandes compagnies d'enregistrements: SONY music, Time-Warner, etc...) sont en situation de monopole en ce qui concerne la production musicale, au moins aux Etats-Unis et en Europe, avec plus de 80% de part de marché. Elles ont un pouvoir énorme, et s'entendent sur les prix depuis des années, voire des décennies. Elles abusent aussi de ce monopole pour tenir les réseaux de distribution en laisse (fnac, radios, etc...)
Mais il y a un critère qu'elles ne maitrisent pas dans la chaine de distribution musicale: La consommation.
En effet, une fois que vous avez acheté votre CD à la fnac, vous avez payé la gabelle et plus rien ne vous retient d'en faire ce que bon vous semble (dans les limites de la loi): Le copier pour la voiture, en faire un backup pour une perte/casse éventuelle, le transformer en MP3 pour l'écouter sur votre balladeur, le copier sur une cassette pour l'écouter à votre maison de vacance pas encore équipée de lecteur CD, etc...
Evidemment, les pirates peuvent aussi le transformer en MP3 pour le partager sur Internet, et c'est mal, tout le monde s'accorde là-dessus.
C'est toutes ces opérations que les majors veulent tenir en laisse. Car le CD du futur sera protégé contre la copie (crypté). Pour le lire, vous devrez le placer dans un appareil qui a payé pour le droit de décrypter le CD. Cet appareil ne vous permettra pas - bien entendu - d'en faire aucune copie. L'idée étant que vous devrez racheter votre album préféré autant de fois que vous en voudrez d'exemplaire.
Résultat: Il ne vous sera plus possible de faire aucune de ces opérations sauf si un appareil existe (payant) pour le faire. Cet appareil aura eu les autorisations des majors pour le faire. En d'autre terme, c'est les majors qui décideront ce que vous pouvez faire de votre CD, et plus le législateur.
Notez que j'utilise le futur pour les CD car ils ne sont pas cryptés (pour la majorité) à l'heure actuelle. Pour les DVD, c'est le présent qu'il faudrait utiliser.
- Le domaine public est voué à disparaitre. C'est d'une logique implacable et va aussi dans le sens des intérêts des majors.
Les DVD sont tous cryptés. Et la méthode pour les décrypter est régulée: Seules les majors peuvent la donner. Lorsque le DVD (75 ans aprés la mort de son auteur !!!!!) sera dans le domaine public, comment fera-t'on pour le distribuer gratuitement? Personne ne peut légalement le lire ou le copier sans l'accord des majors!
Le DVD sera dans le domaine public, mais il sera toujours illégal de le copier.
Notez que ce problème ne se posera pas dans l'immédiat, vu que la durée des copyright augmente de 25 ans tous les 20 ans... Mais c'est un autre problème.
Cette petite diatribe n'est pas de moi, mais de EUCD.info. If faut aller signer la pétition avant que cette folie passe comme une loi.
Si ce projet de loi passe, seront en effet illégales tout un tas d'opération qui étaient avant monnaie courante: Copier un CD pour l'écouter dans sa voiture, dans son balladeur, etc... Charger votre balladeur MP3 en musique ne pourra plus se faire à partir de vos propres CD !!!
Le but de tout cela? Maintenir un business model obsolète que les 'majors' (maisons de disque) n'arrivent pas à faire évoluer. Internet est en passe de rendre le média physique frivoles et inutiles. A la place de s'adapter et d'embrasser la nouvelle tendance, les producteurs préfèrent légiférer - par députés interposés. Et en effet, avec leur pouvoir d'achat, ils peuvent se le payer: La preuve.
Alors, s'il vous plaît, allez juste signer la pétition. Et si vous vous en sentez le courage, écrivez à votre représentant! Référez-vous au site de EUCD.info, il est trés bien fait et clair, et vous aidera à comprendre le problème ainsi que les actions nécéssaires pour y remédier.
Cependant, la caravane n'est pas reconnue légalement comme un habitat: Pas de prêt habitat, pas d'allocations au logement... Pourquoi ne devraient-ils voir que le côté sombre de la reconnaissance de leur logement comme un habitat?
Pourquoi faut-il toujours que le gouvernement fasse les choses à moitié? Ils veulent taxer les caravanes comme un habitat? Commençons alors par le commencement: Reconnaissons-le comme un habitat! une "Taxe Vignette", c'est quoi exactement?

